Forest Speech de David Tudor
Au mois de juillet 2022 j’ai joué Forest Speech de David Tudor pour le vernissage de l’Hommage à David Tudor à la Fondation Bernar Venet au Muy. Forest Speech est une ultime version de Rainforest qui, selon les chercheurs, ne se différencie guère des versions précédentes. C’est cependant une pièce importante du fait qu’il semble que ce soit la première d’une série de compositions dans laquelle Tudor se soit préoccupé de la voix et du langage – ou plutôt de quelque chose comme des voix. Il faut lire à ce sujet le chapitre intitulé (Likeness) to Voices dans l’extraordinaire livre de You Nakai, Remembering by the Instruments.
Un extrait du concert à la Fondation Bernar Venet a été ajouté sur Bandcamp, ainsi que quelques esquisses.
Une vidéo de Jérôme Cavalière se trouve sur XXX
J’ai également réalisé une installation, Rainforest Variations dans la Galerie de la Fondation, pour toute la durée de l’exposition, un enregistrement se trouve également sur Bandcamp :

Sporadie
Travail en cours.
J’ai commencé à travailler à Sporadie en 2020. Quelques unes des premières études se trouvent sur Bandcamp.

Fragments &Ramifications – CD
Les Fragments ont été enregistrés en 2019 dans le Piémont Cévenol, les Ramifications en 2017 à Paris. Dans les Fragments plusieurs oscillateurs générateurs de sons sont interconnectés à l’intérieur d’une sorte de métier électronique en constante évolution. Les Ramifications ne peuvent être jouées qu’à la lumière du jour, les générateurs de sons sont alimentés par des cellules solaires et les variations naturelles de la lumière jouent un grand rôle dans le processus.

1 – Fragment 8 : 19’27″ 2 – Ramification 14 : 11’11’’ 3 – Fragment 13 : 15’00’’ 4 – Ramification 10 : 5’02’’ 5 – Fragment 17 : 10’24’’ 6 – Ramification 22 : 7’28’’
Fragments were recorded in 2019 in Piémont-Cévenol (South of France) and Ramifications in Paris in 2017. In Fragments several oscillators that generate sounds are interconnected inside a constantly evolving electronic “loom”. Ramifications can only be performed in daylight, as the sound generators are powered by solar cells and natural variations of light play an important role in the process.
CD en vente chez CORTICALART.COM
Au Japon chez ART INTO LIFE et chez OMEGA POINT
Des extraits se trouvent sur olliviercoupille.bandcamp.com

Ramifications & Trama
Les Ramifications ne peuvent être jouées qu’à la lumière du jour, les générateurs de sons sont alimentés par des cellules solaires et les variations naturelles de la lumière jouent un grand rôle dans le processus.

Ramifications can only be performed in daylight, as the sound generators are powered by solar cells and natural variations of light play an important role in the process.
En septembre 2017 Trama – un dispositif sonore autonome, fonctionnant à l’énergie solaire – a été installé dans le parc des Guilands à Bagnolet et les premières ébauches de Ramifications ont été jouées à la Maison du Parc le jour de l’ouverture.


Dans la Forêt de David Tudor
En 2016/2018 j’ai collaboré avec Thierry Madiot, Boris Allenou et Thomas Tilly à une exploration de l’oeuvre de Tudor.

Plusieurs performances ont eu lieu au LULL à Bagnolet, aux Instants Chavirés à Montreuil, au Lieu Multiple à Poitiers, au Centre Pompidou à Paris et au GMEA à Albi.

Filaments

Photo André Avril.

Performances & installations dans la Chapelle Saint Jean de Dieu à Lyon

Plusieurs performances, installations et ateliers ont eu lieu dans la Chapelle St Jean de Dieu à Lyon en 2014 & 2015.
Passage de la lumière a été réalisé en collaboration avec André Avril, installation Vidéo.

Fragments d’onde
Concert pour l’exposition de Jackie Matisse Jeux d’espace au Musée Matisse, au Cateau-Cambrésis en juillet 2013.

Photo A. Avril

Trame/Benthos – Benthos & piézopodes (2008 – 2010)
Dans ces Trames plusieurs circuits élaborés indépendamment les unes des autres sont entremêlés à l’intérieur d’un dispositif électronique dont la composition peut varier d’une performance à l’autre.
La performance consiste en partie en l’exploration des interconnections de ces différents systèmes, c’est à dire à parcourir des régions intermédiaires, des zones provisoirement ouvertes.

Pour source sonore il y a plusieurs oscillateurs déclenchés et modulés par des signaux préenregistrés de manière à obtenir des formes d’ondes complexes – ou des fragments d’onde…
Le dispositif comprend 4 ou 8 haut-parleurs.
In these Trames several independently developed branches are intertwined.
The composition of the electronic device can vary from one performance to another.
The performance consists, among other things, in exploring the interconnections of these different systems, i.e. in traversing intermediate regions, provisionally open areas.
At the source there are several oscillators triggered and modulated by pre-recorded sound signals in order to obtain complex waveforms – or wave fragments…
The device consists of 4 or 8 loudspeakers.
Comme les autres pièces de cette série, ces « Trames » peuvent être associées à une installation, Benthos, réalisée par Sofi Hémon à partir de « feuillard » métallique.
As with the other works in this cycle, these Trames can be associated with the installation made of metal strips, Benthos, designed by Sofi Hémon.

Ce réseau de feuillard suspendu dans l’espace (Benthos) sert de résonateur à un groupe de générateurs de sons électroniques, »piézopodes ». Chaque piézopode est constitué de 4 oscillateurs générateurs d’impulsions. Ils sont alimentés en électricité par des cellules solaires et l’intensité de la lumière affecte leur fonctionnement d’une manière assez peu prévisible. Des variations se produisent ainsi tout au cours de la journée, de l’aube au soir.
This network of straps suspended in space (Benthos) serves as a resonator for a group of electronic sound generators, « piezopodes ». Each piezopod is made of 4 oscillators generating impulses. They are powered by solar cells and the intensity of the light affects their operation in a rather unpredictable way. Variations occur throughout the day, from dawn to dusk.
Les cellules solaires détectent d’infimes variations de l’intensité lumineuse, imperceptibles à l’oeil humain, et ces fluctuations se traduisent par des variations de voltage qui, même très faibles, affectent grandement le comportement des circuits électroniques.
Dans ce cas il s’agissait surtout de variations de fréquence et d’intensité, mais elles étaient naturellement amplifiées et déformées par la résonance propre à chaque morceau de feuillard, sans qu’il y ait eu aucun « accord » préalable, et cela rendait le système quasiment en grande partie incontrôlable.
Il arrivait parfois que l’intensité de la lumière qui pénétrait par les ouvertures sur le toit soit telle que les oscillateurs n’émettaient plus que dans le domaine ultrasonore, imperceptibles alors à l’oreille humaine. Les sons ne surgissaient plus qu’au passage d’un nuage…
Solar cells detect minute variations in light intensity, imperceptible to the human eye, and these fluctuations translate into voltage variations that, even if very small, greatly affect the behavior of electronic circuits.
In this case it was mainly variations in frequency and intensity, but they were naturally amplified and distorted by the resonance of each piece of strip, without any prior « tuning », and this made the system almost uncontrollable.
Sometimes the intensity of the light entering through the openings in the roof was such that the oscillators only emitted in the ultrasonic range, imperceptible to the human ear. It would have taken a long time to adjust to this kind of event, and to develop an unusual sensitivity – that is to say, to invent a discipline. This was, in the end, done, but largely without my knowledge. It took time. Things that take care of themselves take their time.

Maille (2001-2011)
Commencée en 2001, cette pièce n’a jamais été jouée en public. Les très rares performances qui ont eu lieu ont été réalisées à partir de matériaux préenregistrés. Le dispostif était compliqué à installer, difficile à régler, sans parler du transport.

Il s’agissait d’une boucle de feedback réalisée en interconnectant divers modules (filtres, mélangeurs, amplificateurs…) de telle sorte qu’une intervention en un point du réseau affectait le fonctionnement de l’ensemble du dispositif.
D’une performance à l’autre, l’ordre et le nombre de modules d’une chaîne pouvaient varier, de même que leurs interconnexions. Les divers éléments étaient superposés, entrelacés et filtrés au cours d’une performance.
Avec un tel système, il était parfois possible d’assister à un jaillissement de sons captivants qui semblait ne jamais vouloir finir et qui s’interrompait subitement sans que l’on puisse faire quoi que ce soit pour le raviver. Le cadre du concert est évidemment beaucoup trop étroit pour ce genre d’expérience. Ces expérimentations ont certainement informé mes travaux ultérieurs.
J’y ai travaillé jusqu’en 2011 environ. Il reste des enregistrements.

Maille is a work of live electronic music.
A circuit (including several inputs and outputs) is realized by interconnecting a variety of modules (filters, mixers, amplifiers…) in such a way that an intervention at one point in the network affects the functionning of the whole of the device.
The sonic material is produced by a feedback loop. The reactions that form and propagate within the circuit transform it into a sonic system that is largely unpredictable.
From one performance to another, the order and number of modules within a chain can vary, as well as their interconnections. Several routes can be superposed, entwined and filtered in the course of a performance. Each performance explores the particular interactions between several branches of the device. Installation, composition and performance are different aspects of the same process.

Ollivier Coupille est né à Aix en Provence en 1952 et vit et travaille dans le Piémont Cévenol.
En 1979 et 1980, Ollivier Coupille a participé aux ateliers de Takehisa Kosugi à la Sainte-Baume, puis à plusieurs de ses concerts (notamment pour sa pièce Interspersion à The Kitchen à New York, en novembre 1981).
En 1982/83 il séjourne à Tôkyô et pendant cette période il a participé à plusieurs concerts et festivals au Japon.
Il a participé à la Biennale de Paris en 1982, à Éphémérité à la Salpétrière à Paris en 1987, à Landschap-mensenwerk à Neerijnen (Hollande) en 1988, au Festival Ongaku no nami à Okayama (Japon) en septembre 1988.
En juin 1991, il prend part à un Hommage à Jean Arp à la Fondation Arp (Meudon).
Participe à Sonar à Barcelone en 1995, à ISEA à Montreal en 1995.
Au 13ème Sound Symposium à St John’s (Newfoundland) en 2006.
Ses dispositifs sonores ont été installés à la Galerie Donguy à Paris en 1988, à Het Apollohuis à Eindhoven (Hollande) en 1989, au Musée Guimet à Paris en 1993, et en 2008 à Chaumont sur Loire.
Fragments d’onde a été jouée au Musée Matisse au Cateau-Cambrésis en juillet 2013 pour le vernissage de l’exposition de Jackie Matisse Jeux d’espace.
En 2014 et en 2015, Coupille a participé à une série de concerts, d’installations et d’ateliers dans la Chapelle Saint Jean de Dieu à Lyon.
Ollivier Coupille a participé à l’Audible Festival à Bagnolet en septembre 2015, et en 2016/2018 il collaboré une série de performances intitulées Dans la forêt de David Tudor qui ont eu lieu au LULL à Bagnolet, aux Instants Chavirés à Montreuil, au Lieu Multiple à Poitiers, au Centre Pompidou à Paris et au GMEA à Albi.
En septembre 2017 Trama – dispositif sonore électronique – a été installé dans le parc des Guilands à Bagnolet et les premières ébauches des Ramifications ont été jouées à la Maison du Parc le jour de l’ouverture.
Ollivier Coupille a récemment joué Forest Speech (ultime version de Rainforest) de David Tudor pour le vernissage de l’Hommage à David Tudor à la Fondation Bernard Venet le 16 juillet 2022, et a réalisé une installation sonore, Rainforest Variations, dans la Galerie de la Fondation.

